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TEXTES & PHOTOS

Copyright Emilie Pie

J'ai accroché un grand soleil

Sur le drap blanc de mon sommeil

Il fait si beau dans la pénombre

Pas un nuage sur ma tombe

Est-ce un rêve ou une insomnie

Cette lumière qui irradie

Trou de mémoire dans le coeur

J'ai pris une balle, je n'ai plus peur

Tu es entrée sans préavis

Comme un coup de matraque

Comme un coup de patraque

Et j'ai vu défiler ma vie

J' me suis pris une grosse claque

J' voulais juste de l'éclate

Maintenant me voilà en sursis

J'ai joué les acrobates

Tu m'as cassé les pattes

A la roulette tu m'as tout pris

Vieille salope acariâtre

Qui veut m' bouffer la rate

Je ne te laisserai pas ma vie

Saloperie d' maladie

Je nourris mon monstre

A l'intérieur

Affamé de vies

Affamé de coeurs

Je me donne à lui

Je lui donne mes heures

Il avale la nuit

Il avale ma peur

Je nourris mon monstre

Mon prédateur

Va t'en vite avant que

Ta vie de paille ne prenne feu

Les compromis, les faux semblants

Tout faire pour rentrer dans le rang

Parler beaucoup, rêver petit

Ne pas y croire mais faire comme si

Va t'en vite avant que

Ta vie de paille ne prenne feu

La profondeur

Sans leurre

Une lueur

Qui sous la peau affleure

Une candeur

Qui se dévoile sans peur

La profondeur du coeur

Je m'offre à la solitude

Comme un trésor volé au temps

Je m'offre à l'incertitude

Qu'elle apprivoise les cris dedans

Va-t-elle m'aimer ? Combien ? Comment ?

Je m'offre à cet interlude

Cet autrement.

Je n' veux pas être cette petite conne

soumise aux dictats des hommes

Dans leur regard et sous leurs lois

Être une moitié, une moité de moi

Ma vie ne vaut pas moins qu' la leur

Mais peut-être que je leur fais peur ?

Une femme qui pense et qui s'assume

C'est leur pouvoir qui se consume...

Ta face cachée

Dans l'ombre du réel

Monde fantasmé

D'une appli peuplée d'elles

Qui emplissent tes nuits

De désirs, de photos

Comme celles qu'on voit dans Lui

Mais en texto

Dans cette jungle de béton

Est-ce que je pourrai survivre ?

Sans un flingue, sans un rond

Seule à la dérive

Je n' veux plus être l'esclave

De cette vie hantée

Je marcherai la tête haute

Dans cette ville fêlée

Je reboutonne mon mortel ennui

Dans les draps encore amidonnés

De la chambre de ce motel pourri

Je te regarde t'habiller

Il sera bientôt midi

Je pourrai te supprimer

Te supprimer

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Copyright Emilie Pie

Graphisme Audrey Jeannot

Photos Roberta Valerio

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